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Les gens des mines de charbon
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Les mineurs chez eux: l’émergence des villages miniers

Les italiens comportaient près de 15 pourcent des travailleurs dans les mines de charbon à Crowsnest Pass, alors cette photo est très représentative.La vie des mineurs était souvent centrée dans les agglomérations adjacentes à la mine. Ici, les mineurs et leurs familles composaient généralement la majorité de la population. Quoique la mentalité que l’on trouvait dans les villages miniers était formée, en partie, par la perspective de la classe ouvrière, les villages étaient aussi marqués par la présence des compagnies charbonnières, et souvent ils devenaient le lieu de conflits incessants entre les gestionnaires et les travailleurs. Dans certains cas, une classe moyenne de marchands et de professionnels indépendants a aussi émergée pour se tenir entre les deux groupes en vive opposition.

Les villages où habitent la plupart des mineurs sont fondés par les compagnies charbonnières elles-mêmes entre les années 1880 et 1920.1 Les exceptions sont Edmonton, Canmore et Fernie, en Colombie Britannique, où il y a déjà des centres commerciaux avant l’avènement du charbonnage. Dans d’autres cas, les sociétés minières s’impliquent dans une planification rudimentaire de ville, fournissant l’infrastructure dans des régions où aucune communauté n’existe, afin d’encourager l’établissement des travailleurs et leurs familles et l’émergence d’une main-d’oeuvre permanente. Des maisons et des magasins sont construits et rendus disponibles, des terrains sont offerts pour la construction d’églises, les services éducatifs et médicaux sont souvent fournis. Le résultat est une série de villages, où dominent de longues rangées des modestes maisons des mineurs, à ossature en bois, à un ou deux étages, regroupées autour d’une rue principale avec des petits commerces et institutions, construits en bois ou en brique. Beaucoup des villages restent petits jusqu’au déclin de l’industrie du charbon, leur population variant entre quelques centaines et environ 3,500. La plupart de ces communautés restent dépendantes du charbonnage durant toute leur histoire. Lethbridge est une exception notable, devenant un centre commercial beaucoup plus important pour la communauté agraire du Sud-Ouest de l’Alberta après 1900.2

Comme nous l’avons suggéré ci-haut, ces communautés sont dominées par des hommes célibataires. Par exemple, à Staffordville, en banlieue de Lethbridge, en 1901, deux tiers de la population est masculine, et les trois quarts de ces hommes sont célibataire. A.A. den Otter a écrit à propos de l’existence d’une éthique masculine dans ces villages concernant la fierté de pouvoir travailler dur, et du grand intérêt pour le sport et la grande fréquence de violence et de bagarres qui l’accompagne. Durant les premières années, la consommation d’alcool, le jeu et la prostitution sont caractéristiques de ces endroits. L’ivresse est souvent liée au suicide, aux accidents et à la violence familiale dans le Coal Branch.3

Malgré ces facteurs, par contre, un nombre augmentant de femmes et de familles s’installent dans la majorité des communautés durant la décennie suivant leur création. En 1911, le rapport d’hommes à femmes dans les communautés avoisinantes du pas du Nid-du-Corbeau de Blairmore, Frank, Bellevue et Lille est à presque le même niveau que la moyenne provinciale en Alberta, 165 à 100. La situation se répète partout dans les districts carbonifères. La complexité croissante des communautés se voit dans le plus grand nombre d’enfants et les efforts des villages de fournir des écoles adéquates. Le rôle des femmes devient essentiel dans l’ensemble des foyers individuels et dans le village. En plus de s’occuper de leur famille, elles cultivent souvent des légumes et gardent des animaux domestiques pour augmenter le revenu familial. Elles prennent souvent des locataires et s’occupent des activités de charité et d’église, ce qui aide à transformer ces villages en communautés.4

La diversité ethnique de la main-d’oeuvre a déjà été notée. La plupart des villages possédaient une grande gamme de nationalités du centre et de l’Europe de l’Est et de la Grande Bretagne, quoique la représentativité particulière varie d’une place à l’autre. Beaucoup des groupes culturels restent entre-eux. Les colons polonais dans le pas du Nid-du-Corbeau, par exemple, venaient surtout de la même région agraire de la Pologne, et certains devaient se connaître avant leur arrivée au Canada. Dans certains cas, ces groupes restent à part dans les camps houillers. A Coleman, par instance, les Italiens se trouvaient résider au centre du village, tandis que les Polonais et les Ukrainiens étaient regroupés à East Coleman, et les autres Slaves à West Coleman. Ces groupes avaient la tendance de fonder des institutions qui cherchaient à conserver leurs traditions ethniques, et qui offraient une grande variété de services sociaux de nature culturelle, récréative et de bienfaisance. Il y avait parfois des désaccords entre les Anglo-Saxons et les autres groupes. En particulier, certains mineurs britanniques insistaient qu’ils méritaient la préférence sur les Européens de l’Est pour les emplois et les promotions, surtout durant les temps de crise, comme durant les deux guerres mondiales, ou quand la perspective économique était inquiétante.5

En dépit de ces facteurs, Allen Seager insiste que, vers 1920, l’effet de partager les expériences de travail et d’habitation aide à forger une identité en commun entre les mineurs. Ils participent ensemble dans des activités récréatives et sportives, ainsi que dans d’autres formes d’expression culturelle, comme les fanfares qui émergent à Lethbridge et dans le Coal Branch. Ils ont aussi des problèmes en commun. Les prix élevés qui sont imposés aux magasins de la compagnie, par instance, mène les mineurs du Coal Branch et du pas du Nid-du-Corbeau à ouvrir des magasins coopératifs. Les syndicats ont été critiques en ce qui concerne l’organisation des travailleurs de toutes sortes d’origines à appuyer des causes en commun. Le UMWA et le Mine Workers’ Union of Canada jouent également des rôles importants en refusant de tolérer les efforts des travailleurs à discriminer entre-eux à cause des origines ethniques. Durant les années vingt, des communistes et d’autres chefs militants, encouragent la formation d’institutions de classe ouvrière, comme des ligues féminines, qui traversaient les frontières traditionnelles.6

Seager insiste que le procédé de l’intégration culturelle ne s’est jamais complété. Des anciennes loyautés ethniques, de la méfiance et des hostilités persistent durant les années 1940. Tout de même, il y a une emphase croissante sur les similitudes et la mutualité avec les générations successives d’enfants du pays qui remplacent les immigrants d’origine, et les communautés se rapprochent. Le procédé a été coupé court par le déclin de l’industrie et la faillite de beaucoup des villages houillers durant les années cinquante.7
 

William N. T. Wylie, « Coal-Mining Landscapes: Commemorating Coal Mining in Alberta and Southeastern British Columbia », une étude sur la commémoration de l'industrie houllière en Alberta et dans le sud-est de la Colombie-Britannique préparée pour la Commission des sites et monuments historiques au Canada, l'Agence Parcs Canada, 2001

Voir aussi: L'industrie houllière—Aperçu, La croissance rapide, Les terrains de charbon domestique et de chaudière, L'industrie en déclin (1914-1947), Effrondrement et renaissance, L'établissement de l'Ouest, Questions et défis—Aperçu, Entreprenariat, Technologie, Techniques souterraines, La technologie de surface, Extraction à ciel ouvert, Les effets sociaux, Unions, Implantation et gains syndicaux (1882-1913), Mouvement révolutionnaire (1914-1920), Complications et difficultés (1921-1950), Compagnies houillières, Les gens des mines de charbon, La classe moyenne, Les mineurs et le gouvernement local, Politiques et économie, Effets environnementaux, Santé et sécurité—Aperçu, Les relations entre l’État et les ouvriers, L'Etat et le développement après 1918.

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